Le mot du Pasteur

La Pentecôte et ses effets…

Chers frères et sœurs,

A l’occasion de la fête de la pentecôte de cette année, je me suis exercé à vous faire part de deux points qui marquent mes réflexions. Le livres des Actes stipule que ‘’Lorsque le jour de la Pentecôte arriva, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup, il vint du ciel un bruit comme celui d’un souffle violent qui remplit toute la maison où ils étaient assis’’ (actes2, 1-2). Nous avons là l’attesta- tion que non seulement l’homme n’est pas à la manœuvre mais le jour de la pentecôte était fixé à l’avance par son auteur.

Le premier point consiste au fait que la fête de Pentecôte fait mémoire du don de la loi au mont Sinaï, 50 jours (?) après la sortie des israélites de l’esclavage en Égypte. Ainsi, elle doit son nom du grec et signifie cinquantième parce qu’elle célébrée 50 jours après le commencement de la moisson, c’est-à-dire 7 semaines après le lendemain du sab- bat de Pâque.

Or, le fait que les 7 semaines étaient comptées un jour après le sabbat de Pâque, insinue un plus que la pentecôte apporte au peuple ! En fait, les 7 semaines de la moisson font 49 jours et le 50 ème jour constitue ce jour de plus. Ce jour de plus consiste en ce que le Saint-Esprit vient mettre dans nos cœurs la loi de Dieu.

Par le Saint-Esprit, la loi de Dieu n’est plus extérieure, sur des tablettes mais intérieure, dans nos cœurs. En fait, nous sommes délivrés de l’esclavage de la nature pécheresse et donc de celui qui nous accusait devant notre Dieu jour et nuit. Il a été précipité par le Christ de Dieu qui règne en nous, désormais. Par ce plus de la pentecôte, un vent nouveau souffle dans la vie du chrétien. Jésus y instaure son règne qui augure des temps nouveaux. Ainsi, il est plus aisé de comprendre cette déclaration de l’apôtre Paul :

Romains 2,14 Quand des non-Juifs qui n’ont pas la loi font naturellement ce que prescrit la loi, ils se tiennent lieu de loi à eux-mêmes, bien qu’ils n’aient pas la loi. 15 Ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leur cœur, car leur conscience en rend témoignage et leurs pensées les accusent ou les défendent tour à tour.

Le deuxième point est celui des langues ou mieux du langage. Il ne s’agit donc pas des langues qui semblaient de feu et qui … se posèrent sur chacun de ceux qui étaient à la chambre hautes. Il s’agit des langues qu’entendit la multitude qui avait accouru à la suite de ce bruit semblable à celui d’un souffle violent et qui avait rempli toute la maison où les disciples du Seigneur s’étaient rassemblés. C’était à la 3ème heure (vers 9 h du matin), que le Saint Esprit descendit sur les onze et sur environ 120 disciples (Actes 2:15-21). Il fut accordé sans distinction d’âge, de sexe, ou de condition sociale, à tous ceux qui étaient rassemblés dans la chambre haute. L’universalité de la grâce de Dieu est alors mise en évidence. Et cela va se révéler car la multitude sera bouleversée en les entendant parler des merveilles de Dieu, chacun dans sa propre langue maternelle. La listes des dialectes entendus est celle des peuples présent mais elles ne sauraient se limiter aux Parthes, Mèdes, Élamites, à ceux qui habitaient la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont, l’Asie, la Phrygie, la Pamphy- lie, l’Égypte, le territoire de la Libye voisine de Cyrène, et ceux qui étaient venus de Rome, Juifs et prosélytes, Crètois et Arabes.

Aujourd’hui encore, Dieu désire parler à chacun dans la langue qui lui est plus familière, dans la langue qu’il comprend aisément. Il n’est plus question d’être Galiléens pour se faire entendre à un Crètois. En fait, la venue du Saint-Esprit a brisé les barrières des langues instaurées à l’occasion de la confusion de langage et de la dispersion sur toute la terre depuis Babel (Genèse 11).

La Communication des merveilles de Dieu est enfin à la portée de chaque individu au point que la première prédication de l’apôtre Pierre atteint 3000 âmes ! Je pense qu’il n’y avait pas de traducteur mais que chacun avait la possibilité de comprendre. Si tel est le cas, l’on doit se rendre à l’évidence que la communication de la Bonne Nouvelle est d’abord l’œuvre du Saint-Esprit. Toutefois, la responsabilité du héraut n’est pas moins engagée ! Car, pour structurer son allocution et l’argumenter, l’apôtre Pierre démontre une capacité de synthèse et de référence surprenante des livres de l’Ancien Testament.

Que le Saint-Esprit renouvelle l’intelligence de son peuple et lui accorde un entendement nouveau qui le rendra capable d’entendre et d’avoir le cœur vivement touché ! Croyons-le ‘’39 la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. 40 Et, par beaucoup d’autres paroles, il rendait témoignage et les exhortait, en disant : Sauvez–vous de cette génération perverse (Actes 2)’’.

Bonne lecture !
Votre frère, Jean Willy Mbonzemba

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