Aujourd’hui…

Le mot du Pasteur

Aujourd’hui…

 
page7image59140256

Les textes de la nativité sont toujours une annonce de la Bonne Nouvelle ! Oui, une Bonne Nouvelle pour tout le peuple et particulièrement, une Bonne Nouvelle pour notre ‘’aujourd’hui’’ en ce début de l’année 2020 !

Nous partageons encore le même ‘’aujourd’hui’’ que les bergers si l’on considère que la grande la majorité de la population est composée des personnes lambdas à l’instar de David avant son onction ainsi que ces bergers de Bethléem.

En fait, la conjoncture économique et ses conséquences accroissent encore plus la précarité de la plus grande couche de la population et nous rendent vulnérable à tout point de vue, ‘’aujourd’hui’’ !

La Bonne Nouvelle, de ce texte de Luc, constitue une double conséquence de la manifestation de la gloire de Dieu. La gloire de Dieu apporte la paix à ceux pour qui Dieu apporte sa consolation :

– Une vie sans crainte (= une vie confiante) : L’ange leur dit: ‘’ Soyez sans CRAINTE,…’’
– Une vie de paix (= malgré l’adversité): «Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre PAIX…»

Comment la gloire de Dieu peut-elle impacter une vie et nous apporter paisibilité et assurance apparemment utopique dans ce monde ? La gloire de Dieu se manifeste dans ‘’notre aujourd’hui’’ par la présence du Fils de Dieu au milieu de nous ! Colossiens 1,27 dit : « Il a voulu leur faire connaître quelles sont les richesses et la gloire de ce mystère parmi les païens: Christ au milieu de vous, l’espérance de la gloire! »

Alors, que faut-il faire ? Le texte de Luc nous conduit dans une piste à deux axes :
– Faire de la place à celui qui a trouvé une place dans l’étable pour tous les domaines de notre aujourd’hui (famille, travail, mariage, entreprise,…) : 2,11 “Il vous est né AUJOURD’HUI, dans la ville de David, un Sauveur qui est le Christ Seigneur;”

– Aller au Christ Seigneur après avoir compris le sens de la vie de simplicité à laquelle il nous convie : 2,12 “et voici LE SIGNE qui vous est donné: vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire.”

Le Christ Seigneur est venu relever et réorienter dans son aujourd’hui, celle ou celui qui a perdu sa direction de vie, sa raison de vivre, sa place dans la société. Le sens du salut que le Christ Seigneur apporte consiste à valoriser ceux qui ont été dépréciés, à redresser ceux que le monde a courbés, à relever ceux qui ont été rabaissés, à réorienter ceux qui sont déroutés,…

Ceux que Dieu agrée, les bien-aimés de Dieu sont tous ceux qui ont fait de la place, pour tous les domaines de leur aujourd’hui, au Christ Seigneur et qui se sont levés pour aller au Christ Seigneur parce qu’ils ont compris le sens de la vie qu’il nous apporte.

Une très bonne année 2020 de bonheur et paix à vous tous et toutes !

Fraternellement,

Pasteur Jean Willy Mbonzemba

 223 total views,  2 views today

Quelle vision pour 2020 ?

Avons-nous besoin d’une nouvelle vision pour cette nouvelle année ? Ou allons-nous renouveler notre ancienne vision ?

Je me rappelle, un moment donné dans ma vie chrétienne, j’avais fait cette prière : ‘Seigneur, j’ai besoin d’une nouvelle motivation, donne-moi une nouvelle vision, que je vive une nouvelle dimension…’

Puis bizarrement, Dieu m’avait parlé à travers un vieux gospel : ‘Cette bonne vieille religion, était bonne pour ma mère, était bonne pour mon père, elle est bonne aussi pour moi’ !

Dans Actes 26 nous lisons le récit de la défense de Paul devant le roi Agrippa. Il aura une très belle phrase au verset 19 : ‘Je n’ai point résisté à la vision céleste’ !

Sur le chemin de Damas, alors qu’il persécutait encore l’Eglise, Paul a eu une vision. Cette vision le motivera encore des années plus tard. Elle le motivera quand tout est bien, et aussi quand tout ira mal, pendant le succès, comme la persécution, jusqu’à son supplice.

Souvent, le temps, l’usure, l’habitude et aussi les épreuves et déceptions aidant, le chrétien perd son premier enthousiasme, comme ces chrétiens d’Ephèse dans Apoc. 2:4.

Pour Paul même au tribunal, il ne perd pas sa première vision et la séancse transfor- me en réunion d’évangélisation ! Sa vision n’était pas ternie, les caractéristiques en étaient toujours intactes : C’était d’abord :

1. La vision de Jésus

Paul raconte en détail sa rencontre avec le Christ ressuscité sur le chemin de Damas : ‘Vers le milieu du jour, ô roi, je vis en chemin resplendir autour de moi et de mes compagnons une lumière venant du ciel dont l’éclat surpassait celui du soleil. Nous tombâmes tous par terre et j’entendis une voix qui me disait en langue hébraïque : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il te serait dur de regimber contre les aiguillons.

Je répondis : Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes !’ (Actes 26 : 13 à 16)

L’appel de Jésus est fort : Jésus lui dit d’arrêter de ‘regimber contre les aiguillons’, allusion à la technique du labour : on attachait à l’attelage des bœufs et des piquots qui les empêchaient de reculer. Vivre sans Christ est vivre à reculons, sans utilité, dans l’absurdité et l’autodestruction.

C’était une vraie rencontre avec une vraie personne entamant un vrai dialogue.

Il dira aux Philippiens : ‘J’ai été saisi par Christ’ (Phil. 3 : 12) !

Sa rencontre n’était pas avec un petit Jésus à notre image, pas un Jésus fantaisiste ou idéaliste. C’était le vrai Jésus historique, le Jésus de Nazareth (vs 9). Sans avoir assisté à la crucifixion, il savait que c’était le Christ crucifié, ressuscité et glorifié (vs 23). Il était Dieu Tout Puissant.

Avons-nous gardé intact la conviction, la pas- sion pour le Seigneur telles qu’à l’époque de notre conversion, ou avons-nous oublié notre premier zèle ? A l’époque on était tout feu tout flammes, on allait révolutionner le monde, puis qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Que le Seigneur nous renouvelle !

2. Une vision du monde perdu

D’emblée Christ charge Paul d’une mission importante envers les perdus :
‘Je t’envoies vers les païens afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu’ils passent des ténèbres à la lumière, de la puissance de Satan à Dieu, pour qu’ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l’héritage avec les sanctifiés’ (vs 16 à 18) ! D’aucuns, avec pareille vision, décideraient de s’enfermer dans un couvent ! Mais l’appel de Jésus est précis : ‘Lève-toi, entre dans la ville’ (Actes 9 : 6).

Les choses iront vite pour Paul : il recouvre la vue, est rempli du Saint-Esprit, est baptisé et témoigne inlassablement à Damas, puis à Jérusalem, en Césarée, Tarse et Antioche comme point de départ pour le voyage missionnaire.

Paul avait compris l’urgence de sa mission. Il dira aux Corinthiens : ‘Malheur à moi, si je n’annonce pas l’Evangile’ (1 Cor. 9 : 16)

Son but sera ‘d’amener à l’obéissance de la foi tous les païens’ (Rom. 1 : 5) !

Son ambition sera Rome : ‘J’ai le vif désir de vous annoncer l’Evangile, à vous qui êtes à Rome’ (Rom. 1 : 15) et plus loin encore : l’Espagne (Rom. 15 : 24, 26), même la Gaule, selon une autre source historique.

Les chrétiens lui occasionnaient souvent des soucis (2 Cor. 11 : 28), mais évangéliser était pour lui une priorité. Jésus aussi savait quitter les 99 brebis en sécurité pour sauver la brebis perdue (Luc 15:4à7,Jean10:16).

Oswald Smith a dit : ‘Pourquoi les gens entendraient-ils deux fois l’Evangile alors qu’il y en a encore qui ne l’ont pas entendue une seule fois’ ? Ça fait réfléchir.

Déjà, là où nous vivons, avec les voisins, les collègues, la famille… n’y en a-t-il pas qui n’ont jamais entendu la Bonne Nouvelle ?

Cette vision du monde sans Dieu, d’un monde en perdition, ne devrait pas s’affaiblir en 2020, face à l’urgence.

Il arrive, après des années de vie chrétienne, qu’on n’ait plus que des amis chrétiens. On ne parle plus qu’à des chrétiens… on s’enferme dans une tour d’ivoire, alors que le monde qui nous entoure n’a que nous pour être évangélisé.

Là aussi, puisse le Seigneur renouveler en nous l’audace du début.

Finalement, la vision de Paul se caractérise par une passion pour l’Eglise :

3. Une vision de l’Eglise

Lors de cette première vision Jésus interpelle Paul avec les mots : ‘Saul, Saul, pourquoi me persécutes- tu’ (Actes 9 : 4, 26 : 14).

Paul persécutait les chrétiens. C’est que Christ ici s’identifie à Son peuple. La Tête parle pour le corps. Déjà Esaïe avait prophétisé la postérité de Jésus (Es. 53 : 10). Jésus lui-même a dit qu’il bâtirait son église (Matth. 16 : 18). C’est à Antioche que Paul participe pleinement et activement à une vie d’église (Actes 13 : 1, 2).

Désormais, partout où il passe, il laisse derrière lui une église organisée : ‘Ils firent nommer des anciens dans chaque église’ (Actes 14 : 23). L’importance qu’il y consacre se voit aux nombres de références pour le mot ‘église(s)’ dans ces épitres : 1 Corinthiens : 20 ; 2 Corinthiens : 9 ; Ephésiens : 9 ! Il dira à Tite, jeune pasteur, d’organiser l’église ‘dans chaque ville’ (Tite 1 : 5).

Une étude approfondie sur les buts de ces communautés démontre qu’elles servaient à l’adoration, l’évangélisation (l’implantation de nouvelles églises), le perfectionnement des saints et l’influence sociale dans la société.

Aimer l’église, c’est donc participer à son rayonnement. Que le Seigneur nous aide à être actif à sa gloire. Retourner en arrière serait se faire du tort. Nous ne voulons pas nous réunir pour devenir pire (1 Cor. 11 : 17). Nous attendons l’accomplissement de meilleures promesses (Hébreux 6 : 12).

Bien sûr Paul aura d’autres visions. Il sera ravi jusqu’au troisième ciel, et là, dans ce paradis, il est entré dans le secret de Dieu. Mais cette expérience extraordinaire pouvait l’enorgueillir (2 Cor. 12 : 1 à 10). La marche avec Dieu est un chemin d’aventures. Il n’y a pas de stéréotypie avec Dieu : les expériences que nous faisons avec lui varient comme nos visages. Toute nouvelle expérience est comme un nouveau défi. Bien sûr nos expériences ne doivent pas dépasser la Parole de Dieu.

Dieu aussi nous ramène souvent à nos pre- miers engagements pris avec lui. C’est le cas chez Abraham : plusieurs fois, avec les années qui passent, Dieu lui rappelle sa première vision pour qu’elle neternissepas(Genèse12:1à3,7;13:15,16; 15:4,5,18;17:1à8;18:17,18,19etc.).

C’est tout le conseil que Paul donnera à Timothée, son enfant selon la foi :

‘Ranime la flamme du don de Dieu’ (2 Tim. 1 : 6) ; ‘Garde le bon dépôt’ (2 Tim. 1 : 14) ; ‘Le solide fondement posé par Dieu subsiste’ (2 Tim. 2 : 19) ; ‘Toi, demeure dans les choses que tu as apprises et reconnues certaines, sachant de qui tu les a appri- ses : dés ton enfance, tu connais les saintes lettres qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ’ (2 Tim. 3 : 14, 15).

Que ce soit aussi notre prière en ce début d’année :

Seigneur, renouvelle en nous la vision de ta grandeur. Tu es Sauveur et Seigneur. Rien n’est étonnant de ta part. Nous voulons retrouver la foi en ta toute-puissance.

Nous voulons aussi retrouver cette conscience d’un monde qui se perd. Renouvelle en nous ce désir de proclamer la Bonne Nouvelle du salut, sans gêne, saisissant chaque occasion.

Renouvelle en nous la vision du nouveau peuple de Dieu qui est ton Eglise. Nous voulons une part active dans la réalisation de tes projets pour elle : qu’elle soit adorante, aimante, en constant progrès, témoin de ta grâce.

Tout pour ta gloire seule. Amen.

Bonne année 2020 bénie dans le Seigneur.

Votre frère Paul Tinlot

 179 total views