Quelle vision pour 2020 ?

Avons-nous besoin d’une nouvelle vision pour cette nouvelle année ? Ou allons-nous renouveler notre ancienne vision ?

Je me rappelle, un moment donné dans ma vie chrétienne, j’avais fait cette prière : ‘Seigneur, j’ai besoin d’une nouvelle motivation, donne-moi une nouvelle vision, que je vive une nouvelle dimension…’

Puis bizarrement, Dieu m’avait parlé à travers un vieux gospel : ‘Cette bonne vieille religion, était bonne pour ma mère, était bonne pour mon père, elle est bonne aussi pour moi’ !

Dans Actes 26 nous lisons le récit de la défense de Paul devant le roi Agrippa. Il aura une très belle phrase au verset 19 : ‘Je n’ai point résisté à la vision céleste’ !

Sur le chemin de Damas, alors qu’il persécutait encore l’Eglise, Paul a eu une vision. Cette vision le motivera encore des années plus tard. Elle le motivera quand tout est bien, et aussi quand tout ira mal, pendant le succès, comme la persécution, jusqu’à son supplice.

Souvent, le temps, l’usure, l’habitude et aussi les épreuves et déceptions aidant, le chrétien perd son premier enthousiasme, comme ces chrétiens d’Ephèse dans Apoc. 2:4.

Pour Paul même au tribunal, il ne perd pas sa première vision et la séancse transfor- me en réunion d’évangélisation ! Sa vision n’était pas ternie, les caractéristiques en étaient toujours intactes : C’était d’abord :

1. La vision de Jésus

Paul raconte en détail sa rencontre avec le Christ ressuscité sur le chemin de Damas : ‘Vers le milieu du jour, ô roi, je vis en chemin resplendir autour de moi et de mes compagnons une lumière venant du ciel dont l’éclat surpassait celui du soleil. Nous tombâmes tous par terre et j’entendis une voix qui me disait en langue hébraïque : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il te serait dur de regimber contre les aiguillons.

Je répondis : Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes !’ (Actes 26 : 13 à 16)

L’appel de Jésus est fort : Jésus lui dit d’arrêter de ‘regimber contre les aiguillons’, allusion à la technique du labour : on attachait à l’attelage des bœufs et des piquots qui les empêchaient de reculer. Vivre sans Christ est vivre à reculons, sans utilité, dans l’absurdité et l’autodestruction.

C’était une vraie rencontre avec une vraie personne entamant un vrai dialogue.

Il dira aux Philippiens : ‘J’ai été saisi par Christ’ (Phil. 3 : 12) !

Sa rencontre n’était pas avec un petit Jésus à notre image, pas un Jésus fantaisiste ou idéaliste. C’était le vrai Jésus historique, le Jésus de Nazareth (vs 9). Sans avoir assisté à la crucifixion, il savait que c’était le Christ crucifié, ressuscité et glorifié (vs 23). Il était Dieu Tout Puissant.

Avons-nous gardé intact la conviction, la pas- sion pour le Seigneur telles qu’à l’époque de notre conversion, ou avons-nous oublié notre premier zèle ? A l’époque on était tout feu tout flammes, on allait révolutionner le monde, puis qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Que le Seigneur nous renouvelle !

2. Une vision du monde perdu

D’emblée Christ charge Paul d’une mission importante envers les perdus :
‘Je t’envoies vers les païens afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu’ils passent des ténèbres à la lumière, de la puissance de Satan à Dieu, pour qu’ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l’héritage avec les sanctifiés’ (vs 16 à 18) ! D’aucuns, avec pareille vision, décideraient de s’enfermer dans un couvent ! Mais l’appel de Jésus est précis : ‘Lève-toi, entre dans la ville’ (Actes 9 : 6).

Les choses iront vite pour Paul : il recouvre la vue, est rempli du Saint-Esprit, est baptisé et témoigne inlassablement à Damas, puis à Jérusalem, en Césarée, Tarse et Antioche comme point de départ pour le voyage missionnaire.

Paul avait compris l’urgence de sa mission. Il dira aux Corinthiens : ‘Malheur à moi, si je n’annonce pas l’Evangile’ (1 Cor. 9 : 16)

Son but sera ‘d’amener à l’obéissance de la foi tous les païens’ (Rom. 1 : 5) !

Son ambition sera Rome : ‘J’ai le vif désir de vous annoncer l’Evangile, à vous qui êtes à Rome’ (Rom. 1 : 15) et plus loin encore : l’Espagne (Rom. 15 : 24, 26), même la Gaule, selon une autre source historique.

Les chrétiens lui occasionnaient souvent des soucis (2 Cor. 11 : 28), mais évangéliser était pour lui une priorité. Jésus aussi savait quitter les 99 brebis en sécurité pour sauver la brebis perdue (Luc 15:4à7,Jean10:16).

Oswald Smith a dit : ‘Pourquoi les gens entendraient-ils deux fois l’Evangile alors qu’il y en a encore qui ne l’ont pas entendue une seule fois’ ? Ça fait réfléchir.

Déjà, là où nous vivons, avec les voisins, les collègues, la famille… n’y en a-t-il pas qui n’ont jamais entendu la Bonne Nouvelle ?

Cette vision du monde sans Dieu, d’un monde en perdition, ne devrait pas s’affaiblir en 2020, face à l’urgence.

Il arrive, après des années de vie chrétienne, qu’on n’ait plus que des amis chrétiens. On ne parle plus qu’à des chrétiens… on s’enferme dans une tour d’ivoire, alors que le monde qui nous entoure n’a que nous pour être évangélisé.

Là aussi, puisse le Seigneur renouveler en nous l’audace du début.

Finalement, la vision de Paul se caractérise par une passion pour l’Eglise :

3. Une vision de l’Eglise

Lors de cette première vision Jésus interpelle Paul avec les mots : ‘Saul, Saul, pourquoi me persécutes- tu’ (Actes 9 : 4, 26 : 14).

Paul persécutait les chrétiens. C’est que Christ ici s’identifie à Son peuple. La Tête parle pour le corps. Déjà Esaïe avait prophétisé la postérité de Jésus (Es. 53 : 10). Jésus lui-même a dit qu’il bâtirait son église (Matth. 16 : 18). C’est à Antioche que Paul participe pleinement et activement à une vie d’église (Actes 13 : 1, 2).

Désormais, partout où il passe, il laisse derrière lui une église organisée : ‘Ils firent nommer des anciens dans chaque église’ (Actes 14 : 23). L’importance qu’il y consacre se voit aux nombres de références pour le mot ‘église(s)’ dans ces épitres : 1 Corinthiens : 20 ; 2 Corinthiens : 9 ; Ephésiens : 9 ! Il dira à Tite, jeune pasteur, d’organiser l’église ‘dans chaque ville’ (Tite 1 : 5).

Une étude approfondie sur les buts de ces communautés démontre qu’elles servaient à l’adoration, l’évangélisation (l’implantation de nouvelles églises), le perfectionnement des saints et l’influence sociale dans la société.

Aimer l’église, c’est donc participer à son rayonnement. Que le Seigneur nous aide à être actif à sa gloire. Retourner en arrière serait se faire du tort. Nous ne voulons pas nous réunir pour devenir pire (1 Cor. 11 : 17). Nous attendons l’accomplissement de meilleures promesses (Hébreux 6 : 12).

Bien sûr Paul aura d’autres visions. Il sera ravi jusqu’au troisième ciel, et là, dans ce paradis, il est entré dans le secret de Dieu. Mais cette expérience extraordinaire pouvait l’enorgueillir (2 Cor. 12 : 1 à 10). La marche avec Dieu est un chemin d’aventures. Il n’y a pas de stéréotypie avec Dieu : les expériences que nous faisons avec lui varient comme nos visages. Toute nouvelle expérience est comme un nouveau défi. Bien sûr nos expériences ne doivent pas dépasser la Parole de Dieu.

Dieu aussi nous ramène souvent à nos pre- miers engagements pris avec lui. C’est le cas chez Abraham : plusieurs fois, avec les années qui passent, Dieu lui rappelle sa première vision pour qu’elle neternissepas(Genèse12:1à3,7;13:15,16; 15:4,5,18;17:1à8;18:17,18,19etc.).

C’est tout le conseil que Paul donnera à Timothée, son enfant selon la foi :

‘Ranime la flamme du don de Dieu’ (2 Tim. 1 : 6) ; ‘Garde le bon dépôt’ (2 Tim. 1 : 14) ; ‘Le solide fondement posé par Dieu subsiste’ (2 Tim. 2 : 19) ; ‘Toi, demeure dans les choses que tu as apprises et reconnues certaines, sachant de qui tu les a appri- ses : dés ton enfance, tu connais les saintes lettres qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ’ (2 Tim. 3 : 14, 15).

Que ce soit aussi notre prière en ce début d’année :

Seigneur, renouvelle en nous la vision de ta grandeur. Tu es Sauveur et Seigneur. Rien n’est étonnant de ta part. Nous voulons retrouver la foi en ta toute-puissance.

Nous voulons aussi retrouver cette conscience d’un monde qui se perd. Renouvelle en nous ce désir de proclamer la Bonne Nouvelle du salut, sans gêne, saisissant chaque occasion.

Renouvelle en nous la vision du nouveau peuple de Dieu qui est ton Eglise. Nous voulons une part active dans la réalisation de tes projets pour elle : qu’elle soit adorante, aimante, en constant progrès, témoin de ta grâce.

Tout pour ta gloire seule. Amen.

Bonne année 2020 bénie dans le Seigneur.

Votre frère Paul Tinlot

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Noël et ses marchés, quel engouement!

Le mois de décembre, pour les chrétiens annonce Noël. Son arrivée prochaine ne laisse d’ailleurs personne indifférent. Partout les gens s’activent à préparer Noël en famille, en communauté ou entre amis tout simplement.

En 2016, à la même époque, je vous ai parlé de l’arbre de Noël, un événement que nous voyons agiter les gens jusque dans les sphères publiques. Celui de Bruxelles a été présenté il y a quelques jours.

Aujourd’hui, c’est un autre aspect de Noël que je vous dévoile. Il s’agit des marchés de Noël. Contrairement aux simples commerçants qui cherchent à attirer les clients avec leurs décorations de Noël sur les façades des magasins, voire même à l’intérieur, les marchés de Noël sont de véritables institutions où chacun est connu pour ses spécificités propres.

Sur Internet, j’ai cherché à savoir quels étaient les cinq plus beaux et plus importants marchés de Noël en Europe. Si je n’étais pas surpris pour l’un d’eux, je l’ai été pour les quatre autres. Voici comment ils se présentent.

1. Le marché de Noël de Strasbourg

Celui qui ne m’a pas surpris du tout, c’est l’incontournable marché de Noël de Strasbourg qui est régulièrement élu plus beau marché de Noël de l’Europe par l’organisation « European Best Destinations ». Avec ses 300 chalets, il est apprécié pour sa tradition culinaire représentée par de savoureux gâteaux en forme de lune, d’étoile ou de cœur, appelés bredeles depuis le premier Christkindelsmärik (en alsacien) en 1570.

2. Le marché de Noël de Nuremberg

Le Christkindlesmarkt (en allemand) de Nuremberg est le plus important des marchés de Noël d’Allemagne où ils sont plus nombreux qu’ailleurs. C’est un festival des saveurs où l’on déguste des Lebkuchen (pain d’épice), du Glühwein (vin chaud) épicé à la cannelle et aux clous de girofle et des incontournables Bratwurst (saucices grillées). Il se tient à la place du Hauptmarkt depuis 1628.

3. Le marché de Noël de Skansen

Ce village de Noël, le premier musée en plein air à avoir été créé en 1891, est composé de 150 maisons traditionnelles représentant tous les coins de la Suède. Il devient féerique dès que la neige tombe.

4. Le marché de Noël de Bruxelles

Bien réussi, le marché de Noël de Bruxelles est une création récente qui concentre les meilleures traditions européennes de Noël en tant que capitale de l’Europe. Avec ses 240 stands, il offre à ses visiteurs des « Plaisirs d’hiver ». On peut y boire du Glögg (vin chaud) suédois, y manger les speculoos et tant d’autres choses. Ce marché est dressé à la Grand’Place de Bruxelles.

5. Le marché de Noël de Zurich

Le Christkindlimarkt (en suisse alémanique) est le plus grand marché de Noël couvert d’Europe. Il est situé au sein de la gare de Zurich, dans le grand hall. Avec ses 150 stands, ce marché offre aux visiteurs un cadre enchanteur.

6. Marché de Noël de Liège

A côté de ces cinq marchés bien classés en Europe, je vous présente aussi le marché de Noël de Liège, notre ville. Il est un des plus anciens marché de Noël de Belgique. Avec ses 190 chalets, il se tient dans deux places de la ville : la Place Saint Lambert et la Place du Marché. On y savoure de produits locaux tels que les bonbons massepain, le vin chaud, la bière, le chocolat, le pain d’épice etc.

En conclusion

On est émerveillé par tous ces cadres enchanteurs des marchés de Noël. Mais je me suis quand même posé cette question qui me taraude dès le départ. C’est la question de savoir si ces marchés ont été fondés en période de Noël qu’ils en ont hérité le nom, ou si c’est à partir de la fête de Noël qu’ils ont été fondés. A mon humble avis, il me semble que c’est à partir de la fête de Noël qu’ils ont été fondés.

Cela me fait penser à un verset biblique de l’apôtre Paul dans 2Timothée 3.5 (version Semeur) qui dit ceci : « Certes, ils resteront attachés aux pratiques extérieures de la religion mais, en réalité, ils ne voudront rien savoir de ce qui en fait la force ».

C’est la caractéristique même du postmodernisme européen où l’on cherche à sauver les cathédrales à coup de milliards à l’instar de la cathédrale Notre Dame de Paris, mais où la foi chrétienne est bannie des lieux publics et reléguée au cercle privé.

Quant à moi, je rêve d’un jour où les chrétiens, après avoir visité ensemble un marché de Noël, pourraient chanter les cantiques de Noël et ensuite évangéliser les gens venus les écouter.

Ainsi, on pourra joindre l’utile à l’agréable.

Joyeux Noël à toutes et tous.

Floribert Muzembe

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