De l’Ascension à la Pentecôte

Que célébrons-nous lors des fêtes de l’Ascension et de la Pentecôte ?

Plus qu’un simple jour férié voire un pont, la fête chrétienne de l’Ascension célèbre l’élévation de Jésus Christ au ciel, quarante jours après sa résurrection marquée par Pâques. C’est aussi la pro- messe de la venue du Saint-Esprit et de la formation de l’Église, que nous célébrons à l’occasion de la fête de la Pente- côte.

Étymologie

Étymologiquement, « ascension » vient du substantif latin ascensio qui signifie « montée ». « Pentecôte » vient quant à lui du grec ancien pentêkostê (hêmera) qui signifie « cinquantième jour ».

Pentecôte juive (Chavouot)

Tout comme Pâques, la Pentecôte est originellement une fête juive, célébrée 50 jours après cette première fête ; celle-ci est nommée « Chavouot ». Originellement, dans le calendrier agricole, Chavouot est la célébration du début de la moisson. On offre alors à Dieu les prémices de ses récoltes. Peu à peu, cette célébration fut également associée au souvenir de la transmission des Ta- bles de la Loi à Moïse – 50 jours après la sortie d’Égypte, et devint une fête de l’Alliance – ancienne – entre le Seigneur et son peuple.

Relation entre Chavouot et la Pentecôte

Tout comme Chavouot, la Pente- côte marque symboliquement le début de la moisson. Jésus étant retourné au Ciel, la moisson des âmes par l’évangélisation a commencé. Ce jour, on se souvient également que Jésus, parole faite chair, est venu « accomplir la Loi » (Matthieu 5:17) reçue par Moïse, nous offrant une nouvelle alliance par son sang.

Pentecôte et Ascension dans la Bible

Dès le premier chapitre du livre des Actes des apôtres (v1-11), on trouve l’origine des deux fêtes : « Après sa mort, [Jésus] se présenta à eux vivant et leur donna des preuves nombreuses de sa résurrection. Il leur apparut pendant quarante jours et leur parla du règne de Dieu. Or, un jour qu’il prenait un repas avec eux, il leur recommanda de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre que son Père leur accorde le don qu’il leur avait promis. C’est le don que je vous ai annoncé, leur dit-il. Car Jean a baptisé dans l’eau, mais vous, c’est dans le Saint-Esprit que vous serez baptisés dans peu de jours. Comme ils étaient réunis autour de lui, ils lui demandèrent : Seigneur, est-ce à ce moment-là que tu ren- dras le royaume à Israël ? Il leur répondit : Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais le Saint-Esprit descendra sur vous : vous recevrez sa puissance et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout du monde. Après ces mots, ils le virent s’élever dans les airs et un nuage le cacha à leur vue. Ils gardaient encore les yeux fixés au ciel pendant qu’il s’éloignait, quand deux hommes vêtus de blanc se présentèrent devant eux et leur dirent : Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, en redescendra un jour de la même manière que vous l’avez vu y monter. »

On retrouve également le récit de la montée de Jésus vers les cieux dans les Évangiles de Luc et de Marc.

Le nombre 40

Quarante jours après Pâques, la fête de la résurrection, Jésus retourne auprès du Père.

Le nombre 40 est récurrent dans la Bible : il décrit le nombre de jours durant laquelle la pluie est tombée lors du déluge de Noé, que Moïse passe sur le mont Sinaï avant de recevoir les tables de la loi, ou encore le nombre d’années que passe Israël dans le désert à la sortie de l’Égypte. Dans les Évangiles, la tentation du Christ dans le désert dure également quarante jours. Cette durée symbolise généralement un temps d’attente, d’épreuve ou de préparation.

Conclusion

« Ce Jésus qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, en redescendra un jour de la même manière que vous l’avez vu y monter. »

Alors que nous sommes dans les derniers temps de la moisson, Jésus s’apprête à revenir chercher les siens; serons-nous prêts ?

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Remerciements à la Rédaction de « L’Observateur Chrétien » qui est composée de rédacteurs chrétiens bénévoles.

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Pâques 2019

Pâques 2019

Ah ! Le mois d’avril est déjà là, le mois du renouveau !

Depuis ce mercredi 20 mars, nous sommes entrés de plein pied dans le printemps 2019. Comme le temps passe vite ! Le soleil, la lumière, la nature qui renaît, avec ses couleurs chatoyantes, quel bonheur que le printemps !

Les activités d’extérieur reprennent et nos enfants se réjouissent de pouvoir à nouveau profiter du soleil. La nature sort de sa torpeur et les fleurs sortent petit à petit de leurs écrins, nous émerveillant par tant de couleurs et de beauté.

Le mois d’avril pour les chrétiens, c’est aussi le mois de la fête de Pâques, de la crucifixion et surtout de la résurrection. Au fond, chers lecteurs et lectrices, c’est le mois du renouveau, du change- ment, de la renaissance.

En effet, la crucifixion suivie de la résurrection nous montrent un change- ment radical dans notre relation avec Dieu : En Jésus-Christ, il est devenu un Dieu plus proche qu’Il ne l’avait jamais été auparavant dans toute l’histoire bibli- que.

Même si dans l’Ancien Testament, Dieu voulait vivre avec son peuple, dans le Nouveau Testament, en Jésus-Christ il est devenu plus proche encore de nous, et cela personnellement. Plus be- soin de multiples intermédiaires comme les juges ou les prophètes, mais un seul et unique : Jésus-Christ. Emmanuel, Dieu avec nous.

Autre changement important obtenu par le biais de la Résurrection : Nous bénéficions d’une vie nouvelle, comme l’évoque ce témoignage :

« Je pense avoir réussi à vous persuader que la religion chrétienne n’est qu’un opium destiné aux masses incultes pour les aider à se contenter de moins que leurs droits, et que Jésus n’est qu’un mythe. » Ainsi concluait un conférencier libre-penseur, lors d’une causerie où il avait exposé tous ses arguments pour démolir la Bible.

Un mineur se leva et déclara : « Mon- sieur, je ne sais pas ce que c’est qu’un mythe. Ce que je sais, c’est qu’il y a trois ans, mon foyer était un taudis, ma femme et mes enfants vivaient dans la misère. Je buvais, je jurais, je blasphémais, j’étais un voyou. Puis, un jour, quelqu’un m’a parlé de l’amour de Dieu, qui s’est révélé en Jésus mort sur la croix pour mes péchés. Depuis, tout est changé. Nous habitons un logement convenable, j’aime ma femme et mes enfants. Je ne bois plus. Ma vie a été transformée parce que j’ai reçu Jésus pour mon Sauveur. Monsieur, ajouta le mineur rayonnant, si tout ce que vous venez de dire est vrai, je vous prie de me donner l’explication de ce qui s’est passé en moi. »

Nous ignorons quelle réponse fit le conférencier. Mais l’Écriture fournit l’explication demandée :

« Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle créature : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles ; et toutes sont du Dieu qui nous a réconciliés avec lui-même. »

(2 Corinthiens 5:17)

Oui chers amis, à Pâques, nous avons reçu quelque chose de neuf : un Dieu qui nous aime d’un amour sans pareil. A nous qui étions si enfoncés dans notre péché, Dieu a pourvu en un Sauveur, pas seulement pour notre éternité, mais aussi dans notre présent. C’est ce que montre ce témoignage.

Avant que la Pâque chrétienne n’existe, la Pâque juive (pessa’h) rappelait la libération du peuple hébreux lors de sa sortie d’Egypte, car en effet, Dieu au travers des dix plaies a su convaincre Pharaon de laisser aller son peuple. Imaginez ce que cela a été pour eux de sortir de plusieurs décennies d’esclavage et de découvrir la liberté.

Pour nous chrétiens, cette fête célèbre la mort et surtout la résurrection du Seigneur,

preuve de l’amour de Dieu allant jusqu’à donner son propre Fils en rançon de notre condamnation. En Jésus, Il nous a donné un compagnon de tous les jours en qui nous pouvons nous confier.

Printemps, Pâque juive et chrétienne sont les ingrédients d’un renouveau sans pareil. De l’esclavage d’Egypte à celui de nos propres vies, il n’y a qu’un pas, et ils montrent qu’un temps de renouveau est possible, un printemps où notre vie prend un nouvel essor transformant la laideur en beauté, la pauvreté en richesse, la tristesse en joie…

1 Venez, chantons avec allégresse à l’Eternel ! Poussons des cris de joie vers le rocher de notre salut.
2 Allons au-devant de lui avec des louanges, Faisons retentir des cantiques en son honneur !

3 Car l’Eternel est un grand Dieu, Il est un grand roi au-dessus de tous les dieux. (Psaume 95:1-3)

Chers amis, verrez-vous cette année dans la fête de Pâques, une opportunité de vie, de joie, de nouveauté ? C’est ce que je vous invite à découvrir.

Votre frère Joël Misen

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